
Legge 482 del 15 dicembre 1999
Loi 482 du 15 décembre 1999
Regolamento di attuazione n. 345
Réglement d'application n°345
Carte des langues d'Italie
Lingue e dialetti e lingue straniere in Italia
L’Italie possède un riche patrimoine linguistique et culturel. En effet, on y trouve des dialectes et des langues minoritaires implantées depuis longtemps sur l’ensemble du territoire. Certaines y sont depuis des siècles - les hellénophones sont même une survivance directe de l’hellénisme antique.
Déjà reconnues par la Constitution de 1948, les minorités ont souvent été opposées à la culture officielle. Depuis peu, elles font cependant preuve d’une vitalité nouvelle, favorisée aussi par une loi (1999) qui leur donne de bons outils de protection et de promotion.
Les groupes minoritaires reconnus sont dispersés sur la totalité du territoire national.
Les communautés tsiganes ne sont pas reconnues officiellement.
Les minorités linguistiques reconnues officiellement par la législation italienne sont les suivantes.
Les effectifs germanophones les plus importants se trouvent dans le Haut-Adige et le Sud-Tyrol. L’allemand y est langue co-officielle et est utilisé dans l’enseignement et l’administration. D’autres noyaux germanophones formés par des migrations entre le XIe et le XIVe siècles sont :
Les communautés albanaises sont présentes dans toutes les provinces méridionales, des Abbruzes jusqu’en Sicile, les effectifs les plus importants étant en Calabre.
Le Sud abrite aussi des communautés hellénophones : dans les Pouilles, dans la Salentina, dans la province de Lecce et en Calabre.
Les slovènes se trouvent principalement dans la province de Frioul-Vénétie-Julienne. Une communauté croate est située, quant à elle, au sud de Rome, dans les trois petites communes de San Felice, Acquaviva Collecroce et Montemiro (région de Molise).
La plupart des locuteurs du franco-provençal sont localisés dans le Val d’Aoste ; d’autres communautés se trouvent dans le Piémont et dans deux petits villages des Pouilles, Faeto et Celle San Vito.
Les communautés occitanes sont situées dans les provinces de Cuneo et Turin (Piémont), un noyau survivant aussi dans une petite commune de Calabre, Guardia Piemontese.
Le catalan est parlé à Alghero (Sardaigne).
Le ladin dans la province de Bolzano, à Trente et Belluno.
Le sarde dans toute la Sardaigne.
Le frioulan dans la province de Frioul-Vénétie-Julienne.
Le français dans le Val d’Aoste.
Au cours des dernières décennies, on a assisté à une réduction progressive de l’utilisation des langues minoritaires, surtout chez les jeunes. Il n’existe cependant pas de chiffres officiels sur le nombre de locuteurs, mais on peut les estimer au plus à trois millions environ.
Autrefois, véhiculée par la culture officielle et par l’école, l’hostilité à l’égard de la diversité linguistique était dominante.
Aujourd’hui, la situation semble avoir évolué ; l’appartenance à une minorité n’est plus perçue comme une condition inférieure, mais comme une identité particulière, dont on peut être fier.
Les initiatives des groupes minoritaires démontrent d’ailleurs une grande vitalité dans des domaines aussi variés que l’enseignement, la musique ou la poésie.
En ce sens, la loi n° 482 de 1999, Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche storiche identifie les champs dans lesquels peuvent être mises en place la protection et la promotion des minorités : administration publique, presse, télévision, radio, édition, école.
Cette loi consacre le principe du droit à l’usage des langues minoritaires à l’école, dans les actes officiels et dans les médias.
| Minorités linguistiques | Locuteurs |
| Germanophones | 300.000 |
| Walser, Cimbri, Mocheni, parlers germaniques | 10.000 |
| Ladins | 30-35.000 |
| Slovènes | 53.000 |
| Occitans | 45.000 |
| Franco-provençaux | 90.000 |
| Français* | 400.000 |
| Serbocroates | 3.400 |
| Albanais | 80.000 |
| Grecs | 12.000 |
| Frioulans | 430.000 |
| Sardes | 1.000.000 |
| Catalans | 20.000 |
* Ce chiffre coïncide avec celui des habitants du Val d’Aoste où le français est langue officielle.